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« Il n’y a pas de fin. Il n’y a pas de début. Il n’y a que la passion infinie de la vie. »
Federico Fellini

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– NEWSLETTER #12 – juillet 2019- 

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Edito 

Tout est accompli

de Yannick Haenel

François Meyronnis

et Valentin Retz

 

« Les transhumanistes pensent toujours dans le sillage des Temps modernes. Laissant les morts de côté, comme s’il comptaient pour rien, ils ne s’intéressent qu’à ceux qui ont l’air d’être vivants. Mais, à travers le Dispositif, ces vivants ne sont destinés qu’à se transformer en zombis, enfournés dans un monde de plus en plus spectral. Tout l’inverse d’une société humaine qui implique toujours un rapport entre vivants et morts – ce que la tradition catholique nomme la « Communion des saints ». Or, entrer dans le Royaume, n’est-ce pas justement apprendre à devenir citoyen des saints? » (p.327)

 

Nous avons été sensibles à ce livre paru au printemps chez Grasset.

Il y a en effet urgence à cesser de lutter contre nos prisons car c’est alors que nous en érigeons le plus sûrement les murs. 

Nous devons prendre conscience du mal, de ce qui, en nous comme hors de nous, fait obstacle et désire plutôt que la réconciliation la destruction. La haine fait ravage. Inutile de faire comme si des hommes et des femmes, par centaines, ne mourraient pas en Méditerranée. Inutile de faire comme si, pour l’enrichissement d’un seul, des milliers, que dis-je des millions, d’autres n’étaient pas asservis.

Bien sûr, nous pouvons choisir d’aimer nos prisons, faire comme si la vie était simplement belle et répéter à qui mieux mieux que nous n’avons jamais connu un tel confort, que nous n’avons jamais vécu aussi longtemps etc. Tout cela est vrai, aussi. Mais la haine demeure. Et la peur.

Nos dénis sont autant de frontières que nous érigeons entre nous et les autres.

Aussi pouvons-nous également choisir de lutter en apprenant à vouloir l’exact opposé de ce qui en nous s’oppose à la vie.

Vouloir ce que la maladie et le mal ne sont pas, telle est notre tâche.

C’est à ce travail que, selon leur logique thérapeutique, nous invitent l’ostéopathie et l’homéopathie. C’est de cette façon qu’elles renforcent le sujet, entendons le Je. Et la raison pour laquelle il a été récemment choisi d’écarter l’homéopathie, tout en avançant, officiellement, des motifs plus spécieux les uns que les autres.

Il serait bien vain  de se contenter d’incriminer, dans cette affaire, quelque lobby ou quelque potentat… Il s’agit de considérer notre effroi devant ce qui pourtant constitue notre grandeur.

Nous sommes LIBRES, fondamentalement libres, et persistons cependant à le nier. Notre activisme se nourrit de cette négation. Nous fabriquons et commercialisons toutes sortes de choses pour tenter de freiner notre chute et de juguler notre angoisse. Il suffirait de réaliser que nous ne pouvons pas tomber, que l’indemne nous tient, qu’en lui nous reposons… qu’il est là le passage, dans cette assurance que « tout est accompli ». Que non seulement, comme le soulignent Yannick Haenel, François Meyronnis et Valentin Retz, le Royaume n’est pas hors d’atteinte mais qu’encore il est ce qui en nous accomplit la promesse, pour chacun, d’un devenir singulier en même temps que relié à autrui.

Il est urgent de prendre conscience que nous sommes saufs.

Tous nos actes pourraient alors manifester notre reconnaissance pour cette grandeur, ce LIBRE qui nous donne corps.

Luc Toubiana

Camille Laura Villet

POUR ADHÉRER A KHÔRA IMAGINATION

Le bulletin d’adhésion 2019-2020 sera mis en ligne en septembre.

Vous pourrez le retourner accompagner de votre chèque à

Khôra Imagination

10 rue de la petite pierre

75011 Paris

Adhésion 2019-2020 : 40 euros

AGENDA-

La Chôra dans le Timée de Platon

par André Scala, philosophe

Samedi 5 octobre 2019 à 19h30

Paris

 Introduction à l’art de l’icône

par Vadim Garine, écrivain d’icônes

Décembre 2019 date à déterminer

Paris

Stage sur la blessure

Stage corporel animé en journée par Gaia Saitta, comédienne, metteur-en-scène et auteur italienne basée à Bruxelles.

de 10h à 17h30

Conférences chaque soir de la semaine de 18h30 à 20h.

Exposition d’œuvres d’art en rapport avec la blessure

Du lundi 10 au vendredi 14 février 2020

Paris, hôpital Rothschild

Patience d’une âme

Exposition des photographies d’Ann-Christine Woehrl

accompagnée des textes de Camille Laura Villet

Mars 2020, Venise, Italie

D’autres dates à venir, restez attentifs…

ACTUALITÉS

Ateliers

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Ateliers de réflexion

sur le corps et la santé

Par Luc Toubiana

En cours d’élaboration…

Conférences

Conférences suivies d’un dîner

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Jean Fautrier,  La Passoire,1955, huile sur papier marouflé sur toile, 46 x 55 cm, collection particulière, Suisse (détail) 

Chôra, rêve et espace.

Lire les yeux fermés ? 

Par André Scala

le samedi 5 octobre 2019 à 19h30

Khôra Imagination accueillera le philosophe André Scala.

Il est l’auteur notamment d’un essai sur Spinoza paru aux Belles Lettres en 1998 et d’un autre sur Federer, Silences de Federer paru aux Editions de La Différence en 2011.

Lecteur de Platon, Il a croisé au détour du Timée la notion de khôra, voici ce que d’ores et déjà il nous en dit : 

« C’est dans le Timée de Platon que la célèbre notion de chôra (ou khôra) apparaît, énoncée par un des interlocuteurs du dialogue, Timée de Locres, dans son grand discours cosmologique.

La définition de la chôra paraît très claire : elle est ce par quoi toute chose (qui naît et qui, par conséquent, meurt) a un lieu, est quelque part.

Pourtant, les difficultés que soulève cette notion sont considérables.

En témoigne d’abord le désaccord des traducteurs. Traduire chôra par lieu, espace, place… matériau ?

Faut-il d’ailleurs traduire ce terme dont la connotation spatiale est toujours sensible en grec moderne ?

Ne parlons pas des conflits d’interprétation en particulier dans la philosophie  (qui a vu au XX° siècle un regain d’intérêt pour cette notion) et dans les différentes sciences de l’espace (géographie en particulier).

Il est une autre difficulté à laquelle je voudrai plus particulièrement m’attacher, dans le présent même de la lecture du texte de Platon. Elle porte sur la manière dont, selon Timée de Locres, la notion de chôra est saisie. Par un raisonnement bâtard dit-il, en d’autres termes, énoncer que toute réalité a un lieu (évidence qui semble donner peu à penser) c’est le dire en rêvant la chôra, c’est discourir en dormant, songer cette notion plutôt que la penser.

Est-ce la chôra qui fait ainsi dormir, rêver, songer ?

La nécessité pour toute réalité d’avoir un lieu ne peut-elle s’appréhender que comme en rêve ?

Si non, comment sortir de ce rêve ?

Telles sont les questions que je propose de partager, texte en main (Timée 52a-c, en particulier). »

La conférence sera suivie d’un dîner.

Elle se déroulera chez Sophie Ronsin, dans le 11e arrondissement à Paris. Les coordonnées exactes seront communiquées aux inscrits par mail.

Participation adhérent : 15 €

Non-adhérent : 30 €

Inscriptions limitées à 15 personnes

par mail à info@khora-imagination.fr

Merci de nous faire parvenir votre réponse avant le 2 octobre 2019.

Khôra Imagination vous souhaite

un merveilleux été

et vous donne rendez-vous dès septembre !

Toutes vos propositions sont les bienvenues.

N’hésitez pas à nous en faire part… à nous soumettre vos textes, vos coups de cœur et à réagir à nos publications en ligne sur le site de Khôra.

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06 17 11 57 60

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Prochains évènements

  1. Introduction à l’art de l’icône

    1 octobre - 31 décembre
  2. La Chôra dans le Timée de Platon

    5 octobre @ 19 h 30 min - 22 h 30 min
  3. Stage sur la blessure

    10 février 2020 - 14 février 2020