Résumé

Je voudrais, à travers cette conférence, vous permettre de prendre conscience, de façon vivante, sensible, de la dimension politique et éthique de l’art.

Ce qui m’a frappée, à peine entrée, dans l’exposition Cy Twombly actuellement au Centre Pompidou, c’est l’énergie. L’impression de recevoir en pleine figure une claque sidérale d’énergie.

Je me suis demandée d’où provenait cette énergie, cette intensité.

Face à un tableau de Cy Twombly, on peut être décontenancé. Gribouillis, graffitis, n’importe quoi !

Il y a quelque chose de très perturbant dans cette modernité qui, en apparence, fait fi du passé, de la tradition, démolit nos repères. Choque notre sens de l’esthétisme. Et nous violente.

Oui. Il y a, dans l’œuvre de Cy Twombly, de la violence : sang, sperme, tripes… plein de choses pas très ragoutantes, des morceaux éparses de cette matière dont nous sommes faits… Et pourtant la grâce : rien de tout cela ne pèse. Au contraire, tout élève.

Quelle est donc cette violence qui ne violente pas, ce coup de poing qui se transforme en caresse ?

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